Repeaters #1 : L'avis d'Envy sur la culotte menstruelle Repeat

 

Repeat : Tu peux te présenter brièvement ?

Envy : Je m'appelle Envy, je suis étudiante en histoire de l'art et modèle photo, j'ai été réglé à 15 ans et demi donc c'est assez tard, et j'ai vraiment jamais supportée le fait d'avoir mes règles.

R : Quel est ton pire souvenir avec ta routine de règles ?

E : Alors, je suis atteinte d'endométriose, et ça me provoque des douleurs extrêmement, extrêmement fortes, et un matin je me réveille, et je descends pour aller au toilettes et juste après avoir passé la porte de mon couloir, j'ai eu une douleur tellement énorme que je suis tombée par terre et je me suis fait pipi dessus, donc euh.. voilà.

R : Comment tu gérais ta routine de règles avant Repeat ?

E : J'ai commencée avec des protections périodiques jetables, des serviettes, puis des tampons, il y a des tampons c'était très désagréable, même douloureux, et les serviettes c'était vraiment pas du tout pratique, alors je suis passée à la cup, sauf que j'ai décidée d'utiliser une contraception : un stérilet en cuivre et un jour en enlevant ma cup, mon stérilet est parti avec ma cup, ça a été extrêmement douloureux, j'ai complètement paniqué, donc j'ai arrêté la cup à ce moment-là, il faut savoir que la cup et les tampons, tout ce qui ne permet pas l'évacuation du flux n'est vraiment pas bon pour l'endométriose, donc à ce moment-là j'ai commencé à évaluer les possibilités.

R : Combien tu dépensais chaque mois avant de nous connaître ?

E : Alors hum.. ça devait avoisiner les 15-20 balles par mois, je pense, 15-20€ par mois.

R : Tu conseillerais la culotte Repeat à tes proches ?

E : Moi je pense que, dans l'éducation des garçons et des filles, il est primordial qu'une personne réglée, à ses premières règles, bénéficie, mais d'un lot en fait, d'un lot de culottes menstruelles pour apprendre à connaitre son corps à gérer son flux parce qu'avec des protections classiques on oublie notre flux, on le bloque aussi, et c'est pas bon pour le corps, là je trouve que la culotte menstruelle c'est vraiment extraordinaire, même pour sa propre santé, et oui en terme éducatif, je vends la culotte menstruelle à tous mes copains et copines parce que – j'aime beaucoup aussi en parler aux personnes qui n'ont pas de menstruations – parce que je trouve ça primordiale, que tout le monde s'y intéresse parce que voilà, il y a la moitié de la population terrestre qui a ses règles et c'est vraiment important.

R : Qu'est ce qui t'as plu en choisissant la culotte Repeat ?

E : Ce qui m'a le plus plu en choisissant Repeat, c'est tout d'abord la finesse de la culotte que je ne trouvais pas dans les autres culottes qui étaient déjà extrêmement pratiques, mais là c'est une finesse vraiment une sensation de ne rien porter, c'est extrêmement agréable.

J'aime aussi leurs engagements, en tant que personne féministe qui s'intéresse au militantisme, j'ai besoin d'être en accord avec mes réflexions personnelles, avec mes avis et c'est vrai que je trouve que Repeat s'inscrit vraiment dans ce mode de pensée en étant une marque inclusive, en étant aussi accessible, la précarité menstruelle c'est vraiment un problème qui me tient à cœur, je voulais vraiment quelque chose qui soit plus adapté même à mon rythme de vie, parce que devoir toujours galérer pour acheter des serviettes, et ça coûte très cher, j'ai commencé par en acheter qu'une seule pour tester mais en fait ça a été la révolution, sensation de ne rien porter, bon contrôle du flux, beaucoup moins de problèmes qu'avec des serviettes, beaucoup plus agréables, et surtout ça a révolutionné mes nuits, parce que les nuits avec les serviettes de nuits qui ressemblent plus à des couches, qui se déplacent, qui collent, c'était insupportable je dormais extrêmement mal pendant mes règles et à partir du moment où j'ai eu ma première culotte de règles en fait, je la mettais toutes les nuits, je la lavais tous les matins, je la laissais sécher toute la journée, et c'était, enfin c'est devenu vraiment indispensable et donc j'en ai racheté, j'ai atteint un point de non-retour, je ne veux plus jamais revenir à un autre moyen et quand je suis forcé, j'apprécie pas du tout, voilà je suis juste extrêmement surprise que ça n'apparaisse seulement qu'en 2020 et c'est tellement économique au long terme.

R : Pour ou contre cette révolution menstruelle ?

E : Bah pour ! Parce que déjà c'est une affaire de santé publique aussi c'est un tabou qui ne devrait pas être un tabou, notamment en rapport avec la précarité menstruelle que ce soit pour les personnes sans domicile fixe pour les jeunes personnes qui n'ont pas accès à des protections, mais aussi par les différentes visions qu'on peut avoir des règles, que les règles c'est sale ou alors que c'est impure aussi, dans certains pays, il y a pleins d'interdits, de tabous autour des règles, je ne trouve ça absolument pas normal parce que tous les mammifères ont leurs règles, donc, ça doit changer le plus rapidement possible et je vois des.. quand je vois des initiatives par exemple un groupe de lycéenne au Kenya qui… qui se battent pour que les filles restent scolarisées même après leurs premières règles, et ça je trouve ça extrêmement important parce que, une fille ne puisse pas aller à l'école parce qu'elle a ses règles c'est pas normal, enfin.. voilà !

Entretien réalisé le 23 février 2020 à Paris.